Fiche d’expérience Dossier : Les Cahiers de Modop, n°1

Joachim BOUKDIR, France, juillet 2015

Carnet d’un « voyage révélateur »

Récit d’un road trip européen pour voir « comment d’autres jeunes font société », organisé dans le cadre du Collectif « Agir pour la paix »

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Cie Adelante (2010) Photo murblanc.org

L’idée de partager avec vous ce carnet de voyage m’est venue dès mon retour de ce que j’appelle mon « voyage révélateur ». En effet, avec des amis, nous sommes allés à la rencontre des jeunes dans les villes de Hambourg en Allemagne, de Copenhague au Danemark, d’Amsterdam et de la Haye au Pays-Bas et de Maastricht en Belgique. Ce road trip européen, à bord de deux minibus, s’est déroulé du 17 au 24 mai 2015 pour une distance totale parcourue de 3654 km. La perception que j’avais de moi-même et de l’environnement dans lequel je vis en a été totalement chamboulée.

Quelles sont les raisons qui m’ont amené à changer l’idée que j’avais de moi-même, des autres et de mon milieu de vie ? Les lignes qui suivent tenteront d’en rendre compte.

Commençons par ce que j’appelle les « prémisses » c’est-à-dire le contexte qui vous permettra de bien comprendre les raisons qui nous ont poussé à partir à la rencontre de nos voisins européens.

À la source d’un engagement citoyen

Je fais partie, avec mes amis, d’un collectif dénommé « Agir pour la paix », créé suite à l’indignation suscitée par la mort de Kevin et Sofiane. Ils ont été arrachés à la vie pour une histoire de mauvais regard le 28 septembre 2012. C’est triste de le dire, mais ce drame qui s’est produit il y a maintenant 3 ans constitue notre véritable source de motivation dans l’accomplissement de toutes nos actions. Nous avons fait le pari de ne pas nous laisser enfermer dans l’esprit de vengeance. C’est pourquoi, notre action repose sur notre volonté de trouver les solutions pour arriver, dans l’idéal, à impacter la société française de manière à ce que le vivre-ensemble soit une réalité et non une vue de l’esprit.

Le calme après la tempête

Après l’assassinat de nos amis, nous sommes restés seuls. Nous étions entre nous, essayant de nous réconforter mutuellement. L’un de nous a été à l’initiative des Ateliers Agir Pour La Paix, avec l’accompagnement d’une personne externe au quartier. C’est de ces Nous avions pour cela choisi des thèmes comme la solidarité, la laïcité, l’injustice, le regard de l’autre et les tabous ; l’idée étant de trouver de l’inspiration pour faire réfléchir nos compatriotes sur le vivre-ensemble dans la société française.

Cette immersion parmi les Hollandais et les Danois m’a été bénéfique. J’ai ainsi pu étudier les rouages de ce qui fait d’eux des pays où le vivre-ensemble et la tolérance sont des valeurs qui font partie intégrante de leur société. Ces villes n’ont pas été choisies par hasard ou par pure envie de dépaysement, elles représentent pour nous des modèles de société. Et j’ai pour ma part pu le constater une fois sur place tant la différence avec la nôtre est flagrante. Par ailleurs, notre projet visait à interpeller nos politiques pour un changement urgent dans les pratiques observées dans la société où cette valeur de la République – la fraternité – n’est pas toujours au rendez-vous.

Maintenant que vous avez pris connaissance des raisons pour lesquelles nous avons traversé l’Europe, je vais vous faire part des différents échanges et observations qui m’ont amené à provoquer un questionnement sur moi-même, que je ne pensais pas du tout avoir avant ce voyage.

Copenhague, les jeunes ont le pouvoir

La première étape de notre périple était la rencontre avec nos voisins danois. Nous étions logés dans un « Youth center »  destiné, comme son nom l’indique, aux jeunes (13 à 18 ans) qui y ont libre accès après l’école. Ce lieu offre des cours de français et d’anglais ainsi qu’un accompagnement individuel pour leurs projets. Ce genre d’infrastructure n’a aucun équivalent en France. Dès notre arrivée, j’ai tout de suite remarqué l’envergure de l’investissement du gouvernement danois auprès de sa jeunesse. Il y a tout pour permettre l’épanouissement de chacun : un complexe multi-sport ultra moderne (il y en avait pour toutes les pratiques jusqu’au squash !), un espace culturel où les résidents peuvent à leur guise s’adonner à la réalisation de clips vidéo et de films, ainsi que des salles de cours pour aider les jeunes en difficulté scolaire.

L’hospitalité des Danois a été incomparable. Leur groupe était très varié en termes d’origine ethnique et malgré ça, ils brandissaient leurs drapeaux comme s’ils venaient de gagner la coupe du monde ! J’y ai vu une marque forte de leur identité danoise et de leur envie de la montrer. Cet accueil et cette réelle envie d’échanger avec nous m’ont permis d’être tout de suite à l’aise.

Une fois les formalités de bienvenue faites, c’est autour d’un match de foot dont le but était de tisser des liens fraternels que nous nous sommes retrouvés. C’est dans ce climat de communion au-delà des frontières que nous sommes partis à la découverte de leur centre commercial. Une fois sur place ce n’est pas la beauté des lieux qui m’a surpris mais l’enthousiasme des jeunes danois de nous faire découvrir leur lieu de vie. Cette première journée d’immersion n’était qu’un avant-goût de ce qui nous attendait, je n’étais pas encore au bout de mes surprises.

Le lendemain, nous nous sommes rendus au cœur de la capitale que nous avons arpenté à pied. Les quelques passants interpellés sur la route m’ont permis de mieux comprendre comment leur société fonctionne, peu importe leur origine ethnique ou leur religion ou bien même leur apparence physique, les Danois ne sont en aucun cas divisés en plusieurs clans.

Bien sûr, il existe quelques contradicteurs qui m’ont dit que les Danois ne sont pas propices à l’intégration des minorités. Ce discours a quand même été relativisé lorsque nous sommes allés à Noreborg, le quartier dit « chaud » de Copenhague, selon les habitants. J’ai été agréablement étonné par la beauté des lieux, il n’existe pas de fossé entre la capitale et sa banlieue, seul un pont sépare le quartier de l’autre partie de la Copenhague, qualifiée de bourgeoise. Ce pont, pour moi, n’a pas été construit comme une forme de mur mais plutôt comme une passerelle ouverte à tous. Les habitants vivent paisiblement dans une harmonie déconcertante. Contrairement à Paris, par exemple, où la fracture est profonde entre la capitale et sa banlieue. Ici, on voit bien que les aménagements permettent à chacun de trouver sa place et son épanouissement personnel.

Par ailleurs, ce quartier m’a immédiatement rappelé le quartier Saint Bruno de Grenoble, en beaucoup plus grand, mais une autre atmosphère y régnait. Tout le monde avait l’air de bien vivre ensemble dans le respect et la tolérance. Aucun regard hostile ne nous était lancé malgré la différence de mes camarades (une des nôtres porte le voile).

En parlant du voile justement, j’ai été frappé par la capacité des Danois, mais aussi dans tous les pays par lesquels je suis passé, à vivre en harmonie et dans un réel respect des femmes voilées. J’y ai vu là, une expression forte que chaque personne est libre de s’habiller comme elle le souhaite. Au-delà des apparences, la femme voilée n’est pas rejetée à cause de sa différence. Ça m’a fait comprendre, dans un certain sens, que les Danois ont intégré que derrière ce voile se trouve un être humain doté d’une conscience morale et intellectuelle. Elle n’est pas seulement réduite à un personnage de cirque que l’on regarde avec méfiance et retenue. Au contraire, ils ont appris à cultiver la différence dans le respect pour en faire une richesse. J’en ai vu qui travaillaient dans des grands magasins, les mêmes qu’en France, sauf qu’ici ces femmes voilées sont acceptées et non pas mises à l’écart.

D’un autre côté, la visite du centre pour les jeunes m’a impressionné. Il est très bien équipé notamment avec des ordinateurs de bureau très récents, ce qui fait dire aux jeunes rencontrés dans ce centre qu’ils se sentent importants et considérés. C’est ce qui explique, poursuit l’un d’eux, qu’ils sont très nombreux à faire vivre le centre. Ceux qui font le soutien scolaire, par exemple, continue mon interlocuteur, sont ceux qui en ont bénéficié, et par reconnaissance, ils reviennent pour en faire profiter les autres. Mêmes les jeunes sortis de prison sont accompagnés afin de faciliter leur insertion dans la société. Ils bénéficient, par exemple, de stages de formation. « Les jeunes sont mis en valeur et se sentent valorisés par l’État » d’après Mohammad, un Danois originaire du Suriname. Cette situation m’a immédiatement interpellé sur le système de réinsertion des jeunes détenus en France qui a bien besoin d’être repensé.

Après la visite du centre, on a ouvert un temps d’échange avec les Danois pour expliquer les raisons de notre voyage et nos différentes actions pour participer et changer la société en France. A la suite de la présentation des ateliers faite par une des nôtres, avec beaucoup d’émotions, la salle est restée silencieuse. On aurait pu entendre une mouche volée. C’est alors que je me suis rendu compte de l’importance de ce que nous faisons, en voyant des jeunes comme nous être impressionnés de savoir que notre voyage tire sa source d’un événement triste, l’assassinat de nos amis, et que nous avions pris la décision d’agir pour la paix. Par la suite, les jeunes danois nous ont posé des questions sur le fonctionnement de notre pays, et vice-versa. Une grande richesse d’informations se dégageait et c’est avec le cerveau plein que je suis reparti de cet endroit.

Une question me taraudait pourtant : Comment en est-on arrivé en France, un pays qui se revendique libre et démocratique, auteur de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, à exclure des personnes différentes comme les femmes portant le voile et avoir un regard suspicieux sur les jeunes sortis de prison ? De mon point de vue, les questions de la laïcité et de la réinsertion des jeunes sortis de prison doivent être immédiatement repensées, les Danois et les Hollandais nous enseignent le respect dans la différence, pourquoi la France ne pourrait pas en faire autant ?

La Hollande et le visage de Janus entre le jour et la nuit

La deuxième étape de notre parcours prenait escale dans le pays le plus plat du monde… à Amsterdam. Dès notre arrivée sur place, pour entamer nos recherches auprès des passants, j’ai tout de suite pu remarquer les regards méfiants à notre égard de la part des locaux. En effet, ils accusent les touristes de « salir » leur ville, selon les dire d’un civil. Cette accusation est la conséquence de la réputation de la ville construite surtout sur les images des « Coffee shop » et du fameux « quartier rouge ».

J’ai néanmoins pris conscience au fil de notre promenade que l’image que l’on donne à Amsterdam n’est pas forcément la bonne. C’est une ville prospère où les habitants sont tolérants envers toutes les communautés existantes, peu importe le physique, la sexualité, l’habillement ou bien même la religion. Tous vivent en harmonie en exploitant la différence de l’autre comme une richesse. C’est le constat général que je me suis fait de cette ville en seulement une matinée, et je n’étais pas encore au bout de mes surprises…

Diversifier ses sources d’informations : la complexité d’une société

C’est lors d’une rencontre avec une policière qui exerce dans une banlieue que j’ai commencé à avoir un regard plus clair sur la relation entre les jeunes et les forces de l’ordre.

Selon cette agente de police, ses collègues inspirent le respect des habitants et des jeunes par leurs approches visant, d’abord à écouter les problèmes de chacun pour ensuite les résoudre. Nous avons rapidement pu nous rendre compte : en effet, un des jeunes rencontrés un peu plus tôt s’est retrouvé dans une situation délicate. Un policier en civil était posté dans sa voiture, devant la maison qu’on venait de visiter et observait les faits et gestes des passants. Cette présence était liée au trafic de drogue supposé régner dans le quartier. Un jeune Hollandais qui passait devant sa voiture a été brutalement pris à partie par le policier en question. Cette scène contredisait l’explication donnée peu de temps avant par la policière. Dans la réalité, il semblerait qu’effectivement, les forces de l’ordre sont perpétuellement après les jeunes qui habitent le quartier, et le respect n’est pas toujours au rendez-vous.

Au-delà des mots, de la philosophie, l’action pour les jeunes au concret

Plus tard dans la journée, on s’est rendu dans une autre maison de quartier pour les jeunes. Celle-ci n’était pas aussi impressionnante que celle de Copenhague mais l’hospitalité des locaux y était similaire. D’entrée de jeu, j’ai senti une réelle envie d’échanger avec nous, sans langue de bois. Ils nous ont fait visiter leur quartier, certes un peu délabré mais doté d’un petit charme tout de même. Comme au Danemark, les maisons sont proches les unes des autres et de la même hauteur, plusieurs barres d’immeubles mêlées aux différents commerces de proximité se succédaient sous mes yeux au son des différents véhicules et vélos, très nombreux ce jour-là.

L’entente a été immédiate et s’est faite naturellement. L’échange a été tout aussi simple. Majoritairement issus de l’immigration, c’est sur les valeurs telles la tolérance et le respect qu’on s’est retrouvé, plus que sur le marqueur facial ou la couleur de la peau.

Une visite à la mairie du quartier nous a permis de comprendre que les jeunes bénéficient tous d’un accompagnement individuel pour les aider dans leurs diverses démarches administratives. Il existe tout un travail qui vise à faire prendre conscience aux jeunes qu’ils ont des droits et aussi des devoirs envers la société. Ceci dans un réel respect de la différence. Comme au Danemark, l’État accorde de l’importance et valorise ses jeunes, en instaurant divers moyens d’accompagnement pour que chacun puisse trouver sa place, peu importe son niveau intellectuel ou son rang social. Personnellement cette journée-là restera à jamais graver dans ma mémoire ; comme celle à Copenhague où, la décontraction, l’hospitalité et la gentillesse des jeunes hollandais m’ont apporté une grande leçon de vie.

Maintenant parlons un peu de l’autre visage d’Amsterdam, car oui une fois le soleil couché, cette ville devient alors un lieu de débauche ou l’excès est de rigueur.

La nuit, tous les chats sont gris

Le contraste entre le jour et la nuit est frappant ! C’est dans le fameux « quartier rouge » que mes amis et moi, on s’est rendu. À peine le pied posé au sol, une odeur bien familière m’a titillé les narines, celle de la marijuana.

En effet ce fameux « quartier rouge » se résume à 3 choses : les prostituées, la drogue et la nourriture à grande échelle. Tout est fait pour mettre le touriste en confiance et le pousser à consommer au maximum. Les rues sont disposées en forme de circuit, c’est-à-dire que la personne qui s’y trouve peut décider d’être en compagnie d’une prostituée, de s’acheter à manger et ensuite d’aller se détendre dans un « coffee shop » en seulement 3 pas. Ce système semble d’une efficacité redoutable vu le monde qu’il y avait ce soir-là.

Je suis reparti de ce fameux « quartier rouge » avec une certaine amertume. Ce que je voyais était à l’opposé de tout ce que j’avais pu observer en journée. Je suis bien content d’être allé là-bas non pas en tant que touriste désireux de s’amuser mais avec un but bien précis. Comprendre la société qui m’accueille. Un de nos buts justement était de prendre connaissance du système judiciaire hollandais.

La rencontre avec les juges de la cours d’appel de la Haye : Un jeune qui se sent valorisé

La rencontre avec deux juges de la Cour d’Appel de la Haye a eu un impact significatif sur mes amis et moi. Avant de nous rendre à cette rencontre, nous avons fait un travail de planification dans le mini bus. On a pu construire dans la sérénité les questions et répartir le rôle de chacun. Ce qui nous a le plus frappé était l’accueil qui nous a été réservé. On a été reçu dans une grande salle de réunion, très confortable, avec tous les accessoires qui agrémentent une réunion.

Au cours de notre échange les juges nous ont appris qu’ils privilégient le dialogue et la prévention plutôt que la répression et la sanction immédiate. Pour mieux comprendre leur système, la juge a prit pour exemple une des affaires dont elle s’occupait, un jeune arrêté pour trafic de drogue qui risquait l’incarcération. Il n’a écopé que de quelques mois de travaux d’intérêt général. Pour le même délit, ce jeune-là aurait pris minimum 2 ans dans notre pays, tandis que là, l’État lui donne une chance de se réinsérer et d’apprendre de ses erreurs. Ils ont compris que la prison n’était pas toujours un lieu propice pour une resocialisation. C’est pourquoi, poursuit la juge, le système propose des formations professionnelles afin que ces jeunes reprennent confiance en eux-mêmes et en leurs capacités pour réussir dans la vie sans pour autant enfreindre la loi.

Je pense, pour ma part, que le dialogue et la valorisation des jeunes permettent d’instaurer une dynamique positive dans la société. L’absence de dialogue et de valorisations des talents et des potentialités des jeunes ont contribué, de mon point de vue, à l’explosion sociale par les émeutes dans les quartiers comme en 2005 à Paris et 2010 à Grenoble. Les Hollandais ont compris que l’exclusion de l’Autre était néfaste pour eux et qu’il était bien plus bénéfique d’être tolérant envers les autres pour pouvoir vivre ensemble dans la paix.

Une rencontre qui donne à agir : Paul, le Hollandais

Lors de mon passage à Amsterdam, une personne en particulier aura suscité en moi énormément de questions et d’admiration. Cette personne se prénomme Paul. Il est le premier ambassadeur de la Tolérance et a, par ailleurs, la charge des chantiers locaux. Résidant à Amsterdam, ce Congolais d’origine nous a fait part de sa vie et des ingrédients qui ont menés à sa réussite professionnelle et sociale. Hollandais depuis une vingtaine d’années, il a dû se battre pour se faire une place dans la société qui, à l’époque, n’était pas aussi ouverte et tolérante qu’aujourd’hui. Durant l’entretien que nous avons eu avec lui, il nous a fait part des ingrédients qui ont participé à donner une certaine saveur à son statut social actuel. Pour s’intégrer il a dû, d’une part, apprendre la langue locale, et faire un travail sur lui-même pour ne pas donner raison à ses détracteurs qui le pensaient incapable d’avoir des responsabilités. Ces propos m’ont redonné envie de m’investir et surtout de me dire que je peux devenir celui que je souhaite être, si je m’en donne les moyens. Ce qui a renforcé la confiance que j’ai en moi pour parvenir à l’aboutissement de mes objectifs et m’a permis, en outre, de réaliser à quel point l’étude des sociétés étrangères est passionnante. Chose que je n’aurais jamais pu réaliser tout seul, sans le collectif.

Toutes ces rencontres m’ont apporté un tas d’éléments pour ma réflexion personnelle sur la question du vivre-ensemble. Au fil des jours, mon envie d’être utile à quelque chose pour mon pays se renforce. Le projet « Agir pour la paix » prend forme à mes yeux avec en toile de fond, le souci d’entretenir la mémoire de nos amis disparus . Comme nous l’a dit Paul, « nous détenons la clé du succès, il ne tient qu’à nous d’ouvrir les portes qui sont devant nous ».

Cie Groupe Noces (2008) Photo murblanc.org

Une transformation personnelle et une envie d’agir pour la paix

C’est donc avec une ambition et une motivation à toute épreuve que je tiens à découvrir cette sphère qu’est la géo-politique et tout ce qui va avec. C’est à dire l’analyse des différentes sociétés pour mieux comprendre le pourquoi du comment. J’ai pris conscience que tous mes centres d’intérêts se rejoignent dans cette vocation. Je me sens épanoui et conscient de l’énorme potentiel que notre projet représente. On a récolté, en seulement une semaine, les pièces du puzzle qui feront de nous des acteurs du changement. Il ne tient qu’à nous maintenant de les assembler afin de participer ou d’apporter notre pierre aux transformations vertueuses de notre société. L’objectif visé est que la violence ne soit plus banalisée comme c’est le cas actuellement.

J’espère que ce petit temps de lecture vous as permis de comprendre comment ce voyage m’a permis de me remettre en question sur l’idée que j’avais de moi-même, vis-à-vis des autres et sur mon milieu de vie. Cette remise en question s’est faite les jours suivants mon retour, j’ai analysé les obstacles qui se dressaient devant moi sur le chemin de ma réussite. Et un obstacle en particulier devait être soulevé. Celui de ma relation avec ma mère, avec qui j’ai une relation conflictuelle depuis 8 ans, je n’irai pas dans les détails, mais ce voyage m’a permis de puiser en moi la force pour lui reparler. J’ai jugé important de faire table rase du passé pour pouvoir avancer.

Ce voyage m’a tellement apporté comme vous avez pu (j’espère) le constater, plein de nouveaux projets et ambitions en tête, j’aspire à réussir ma vie comme je l’entends avec comme armes : ma détermination, ma confiance en moi et toutes ces rencontres faites durant ce périple. Avec en particulier cette phrase qui me restera toujours en tête, celle de Paul qui m’a dit que nous détenons la clé du succès et qu’il ne tient qu’à nous d’ouvrir les portes qui sont devant nous…. À nous de passer de la parole aux actes désormais !

Notes

Pour aller plus loin avec….. Les ateliers Agir sur la Paix

Les ateliers Agir pour la Paix se sont réunis depuis janvier 2015, chaque semaine et ont rassemblé, en tout, une cinquantaine de personnes d’horizons divers. Ils ont permis de prendre part à des actions existantes et de développer leurs propres actions, comme par exemple ce voyage raconté par Joachim.

Pour plus d’infos, nous écrire à info@modop.org