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Los 29 fichas del dosier

1-10 / 11-20 / 21-29

  • Des grands défis de la fin d’un conflit identitaire liés à la reconstruction sociale globale : restaurer tel quel ce qui a mené à la guerre n’a aucun sens [Leer]
    Ficha de desafío
  • Nous ne sommes pas que des ventres : les limites de la pyramide de Maslow pour l’étude des motivations humaines. [Leer]
    Vers la réconciliation et la reconstruction des symboles, du sens, de l’esprit, après la guerre Ficha de documento
  • Le virus de la violence : réflexions et témoignages du psychiatre Dr Adnan Houbballah [Leer]
    « La violence, la guerre est en chacun de nous » : la paix est un bien fragile, qui n’est pas acquise par les institutions, et ce parce que nous la menaçons nous-mêmes. Ficha de documento
  • Tsahal. Une histoire critique de la force israélienne de défense, par Martin Van Creveld. [Leer]
    Une réflexion sur les rapports entre sécurité, démocratie, morale et pouvoir militaire. Ficha de documento
  • Après-guerres, désagrégation économique et sociale : les exemples du Liban et de l’Ex-Yougoslavie [Leer]
    Au Kosovo, en Bosnie et, dans une moindre mesure, au Liban, la désagrégation a brisé peu à peu les liens sociaux, économiques et symboliques qui font une société Ficha de experiencia
  • Conflits identitaires du Liban et de l’Ex-Yougoslavie : quelques enjeux et logiques à l’Ĺ“uvre. [Leer]
    Trois types de logiques se sont rejointes dans ces conflits : politiques, sociales et de survie. Ficha de experiencia
  • Engager ou re-engager les acteurs locaux, une priorité pour la paix après un conflit identitaire [Leer]
    L’un des points les plus frappant, quand on observe un après-guerre comme celui du Liban ou ceux de l’Ex-Yougoslavie, c’est le sentiment d’impuissance des populations face à leur situation. Pourtant, pour construire une paix viable, réengager les acteurs locaux semble indispensable. Ficha de experiencia
  • La fixation de la guerre dans la géographie, l’exemple de Beyrouth (Liban) [Leer]
    Le conflit a poussé au bout d’elle même la logique de la spatialisation communautaire, la création des zones confessionnellement homogènes séparées à été appliquée avec toute sa violence pour élaborer des identités manipulables et ruiner la notion de bien commun. Ficha de experiencia
  • La microfinance au service de la paix? des exemples du Liban. [Leer]
    La microfinance ne crée pas la paix mais peut permettre, outre l’impact économique de réengager les acteurs, de faire de la confiance un phénomène social « utile » . Ficha de experiencia
  • Le choc des déplacés ruraux en milieu urbain : l’exemple de Beyrouth. [Leer]
    L’éxode rural a poussé les déplacés à se réorganiser, en particulier en se raccrochant à ce qu’il y avait de plus stable : la vie communautaire et confessionnelle. Ficha de experiencia
  • Liban : les liens entre paix et justice. Après la guerre civile libanaise, il existe une forte demande pour plus de justice [Leer]
    La justice n’est pas un élément accessoire de la construction de la paix, elle apparaît comme un élément déterminant qui permet de clore un conflit et de favoriser à éviter sa reproduction. Ficha de experiencia
  • L’intervention étrangère en Ex-Yougoslavie, un préalable indispensable au retour à la paix. [Leer]
    L’intervention de l’OTAN, malgré toutes ses difficultés et ses limites, était indispensable parce qu’elle permet aux acteurs locaux de chercher la paix, même s’il elle ne peut l’imposer à long terme. Ficha de experiencia
  • Paix et après-guerre : quelle différence concrète ? [Leer]
    L’après guerre: ni guerre, ni paix, période trouble, c’est dans ces après-guerres que se place la construction de la paix, non plus comme simple lutte contre la guerre, mais comme projet positif et créateur de quelque chose de nouveau et d’original. Ficha de experiencia
  • Travailler dans les champs psychologiques et symboliques pour maintenir la paix. Deux démarches différentes : l’Ex-Yougoslavie et le Liban. [Leer]
    L’ "arme psychologique" est intimement liée à la conception que l’on a de la paix: elle peut autant servir à apaiser les tensions qu’à les maintenir. Ficha de experiencia
  • Après-guerre et désespoir au Liban : le lit du Hezbollah ou « parti de Dieu » en arabe [Leer]
    Des processus et des stratégies au service de la croissance de mouvements radicaux Ficha de experiencia
  • Qu’est ce qu’un conflit identitaire ? La définition de R. Licklider et de S. Huntington [Leer]
    Le terme de « conflit identitaire » permet de regrouper un certain nombre de crises civiles présentant une architecture commune. Ficha de experiencia
  • Centre de recherche [Leer]
    Ficha de noción
  • Choc des civilisations [Leer]
    Ficha de noción
  • Guérillas et conflits de basse intensité [Leer]
    Ficha de noción
  • Normalité [Leer]
    Ficha de noción
  • Psychologie et sociologie [Leer]
    Ficha de noción
  • Reconstruction [Leer]
    Ficha de noción
  • Violence [Leer]
    Ficha de noción
  • Définintion de situation [Leer]
    Ficha de noción
  • Liban et Ex-Yougoslavie : les catégories d’acteurs institutionnels et sociaux du conflit et de la paix. [Leer]
    La compléxité des relations entre des acteurs éminemment politiques, ceux qui sont à la frontière entre le politique et le social, et les communautés locales. Ficha de análisis
  • Comment évaluer la paix ? Les exemples des après-guerres du Liban et de l’Ex-Yougoslavie. [Leer]
    Quatre critères pour évaluer la paix: - 1°) Une violence maintenue à un niveau acceptable ; - 2°) Une violence qui ne passe pas par des moyens de guerre ; - 3°) La coopération entre les acteurs sans contraintes liées à la guerre ; - 4°) La possibilité d’élaborer des projets à long terme. Ficha de análisis
  • La construction de la paix comme processus de changement : l’apport de l’Ecole de Palo Alto. [Leer]
    Proposer des mots et une construction théorique au service des acteurs pour penser des situations complexes difficiles à nommer et comprendre, premier pas vers l’action pour la paix Ficha de análisis
  • Les populations, victimes et enjeux de la guerre : les exemples du Liban et de l’Ex-Yougoslavie [Leer]
    De la paupérisation des populations et les traumatismes de l’après-guerre à la fin des hostilités que, si elle laisse des traces, ouvre aussi la porte au changement, impossible durant les combats. Ficha de análisis
  • La névrose traumatique, une dimension psychologique des séquelles d’un conflit [Leer]
    La découverte puis la prise en charge des névroses traumatiques démontre l’importance, outre celle des facteurs dits « objectifs » (économie, géostratégiques,…) de facteurs psychologiques et, plus largement, immatériels. Ficha de análisis

Le Liban et l’Ex-Yougoslavie : les conflits identitaires et le rôle du tiers dans la construction de la paix

Un conflit identitaire a pour enjeu et comme « carburant » principal les populations mêmes et leur monde mental. Que c’est là aussi que se trouve une des clés de ces conflits et que c’est là aussi que le rôle des tiers peut s’exprimer au mieux


Proche Orient, Paris

Les conflits dits « identitaires », ou plutôt à forte connotation identitaire ont été présents dans toute l’histoire humaine, et l’on retrouve l’identité, comme réel problème ou comme paravent, dans la majorité des conflits. La particularité de ce début du 21ème siècle est double : à la fois la fin des combats idéologiques « supra-identitaires », fondés sur une approche intellectualisée du monde, et le retour présenté comme inéluctable des conflits identitaires, fondés sur une approche ontologique du monde. Plus clairement, on se bat moins maintenant, du moins en apparence, parce qu’on croit à ceci ou cela, mais parce qu’on « est », au nom d’idéaux qui vont plus loin que la simple idéologie. La lutte contre l’intégrisme en est un parfait exemple : à la différence de la guerre froide, la confrontation a pris à témoin la transcendance et surtout des éléments présentés comme non-négociables de la pensée et de l’identité humaine. Autre changement, les modifications de la géopolitique mondiale amènent de multiples acteurs étrangers, militaires, diplomates, Ong, à intervenir dans les conflits avec beaucoup plus de possibilité qu’auparavant.

Du fait de mon parcours personnel, j’ai été amené à travailler essentiellement sur les rapports entre ces acteurs aux possibilités grandissantes et ceux des conflits identitaires, en particulier en période d’après-guerre. De même, et ceci apparaîtra de temps à autre au fil des divers articles, cette problématique m’a amené à concentrer l’essentiel de ma recherche sur la question de l’identité d’un point de vue sociologique et clinique. Concrètement : comment peut-on appréhender l’identité, et cela joue-t-il ou non sur les conflits ?

Ce dossier contient alors un certain nombre d’éléments forts divers, puisque appréhender ces conflits ne peut se faire d’un point de vue unique, et surtout qu’il n’existe aucune clé d’appréhension unique de ceux-ci. Pourtant, et c’est pour ceci qu’on peut trouver par exemple une fiche sur la guérilla, je suis persuadé que, outre les divers mouvements de fond économiques ou géopolitique, un conflit identitaire a pour enjeu et comme « carburant » principal les populations mêmes et leur monde mental. Que c’est là aussi que se trouve l’une des clés de ces conflits et que c’est là aussi que le rôle des tiers peut s’exprimer au mieux.

Cette approche, sur l’importance des populations et de leur monde mental, des fiches de notion, comme celle sur la notion de « définition de la situation », ou celle sur la guérilla, ou celle sur la reconstruction, ont pour vocation de l’étayer, sans pour autant en faire une clé exclusive de compréhension des conflits, ce qui serait la certitude d’une perte de pragmatisme et d’efficacité.

D’autres fiches ont pour objet de montrer la réalité que tente d’appréhender cette approche, à savoir les enjeux immatériels de ces conflits et le champ, de combat ou de paix, que représentent les populations mêmes, soit dans les champs théoriques et cliniques, en particulier en psychologie (fiches : « le virus de la violence » ou « névroses traumatiques »), en sciences sociales (fiches « le choc des déplacés », « les acteurs », …) ou sur des champs et des modes d’actions (par exemple, les fiches « nous ne sommes pas que des ventres », ou « travailler dans les champs psychologiques et symboliques »).

Par mon parcours personnel, je suis revenu à l’Université, en sciences sociales, après avoir été confronté à une situation d’après-guerre identitaire, ce qui explique que l’ensemble de cette production ait ceci pour objet. Un autre point est que j’emploie fréquemment le terme de psychologie mais n’ai aucune vocation à remplacer les psychologues cliniciens ou psychiatres : cette recherche porte plutôt sur cette espèce d’entre-deux flou qui se situe entre la psyché, les dimensions individuelles et les réalités sociales, tout simplement parce que je suis persuadé que nombre d’enjeux importants sont là, et que la distinction entre l’une et l’autre est particulièrement floue, et pas forcément pertinente.

Je ne suis certes pas le premier à m’intéresser à cette jonction, et l’on pourra trouver parmi ces fiches nombre de références dont je me suis inspiré et dont les auteurs ont accompli un travail considérable, souvent dans des conditions difficiles (Dr. Houballah) et auxquels je tiens à rendre hommage.

En dernier lieu, il est fortement question du Proche-Orient et du Liban, par lequel j’ai été mis en contact avec les réalités du conflit dit identitaire : nombre de fiches ont alors trait à celui-ci, mais comme parler de la paix, c’est aussi parler de la guerre, je tiens à clore ces lignes en précisant bien, et c’est sans doute ce qui nourrit mon espoir personnel, que même en ces zones d’après-guerre, voire de guerre, existent des qualités humaines et des situations positives, qui « valent le coup » et ne tiennent pas à des interventions étrangères, ou résistent à toute forme de théorisation et qui, dans mon cas, poussent à continuer dans cette voie. C’est sans doute là le paradoxe de la recherche en sciences sociales, y compris sur la paix, que l’essentiel ne se laisse pas enfermer ni appréhender, et que pour le transmettre en partie, il n’existe que le témoignage et l’expérience.

Auteur du dossier :

  • Matthieu OLLAGNON, étudiant à la FASSE en 2003.

Enlace con el miembro : Centre de Recherche sur la Paix (CRP) de l’Institut Catholique de Paris

 

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