« Financer par l’octroi de dons ou de prêts des recherches ou des actions qui concourent de manière significative et innovante au progrès de l’Homme par les sciences et le développement social », tels sont les buts statutaires de la Fondation.
Face à l’ampleur et la complexité des défis de l’Humanité, plus qu’aider à faire des choses, la Fondation aide à relier pour agir. Elle soutient la mise en commun des expériences et des savoirs des uns et des autres pour que, construisant une intelligence collective, les acteurs puissent mobiliser leurs connaissances et agir de façon plus efficace pour le progrès de tous les Hommes.
Désireuse de trouver les moyens de contribuer de manière concrète à la construction de la paix dans des pays en crise, et décidée à réunir et partager les différents éléments d’un Art de la Paix, la FPH a développé entre 1990 et 2002, un programme « Paix » autour de 4 grands axes :
L’organisation d’ateliers de paix dans des pays sortant d’une guerre civile.
La construction de réseaux socio-professionnels en faveur de la paix.
Le soutien à des projets d’éducation à la paix.
L’élaboration, à partir de la collecte d’expériences, des différentes composantes d’un art de la paix.
Pour la période 2004-2010, la FPH a renoncé au découpage de son action en programmes thématiques, au profit d’une démarche plus intégrée. Il n’existe donc plus de programme « Paix » en tant que tel au sein de la Fondation ; néanmoins la préoccupation de la paix y est toujours présente et continue de nourrir la plupart de ses actions.
En effet, pour la FPH, la construction de la paix s’inscrit dans son objectif global de construction d’une communauté mondiale autour de valeurs et objectifs communs. Cette communauté mondiale, « fondement d’un monde pacifique » est la condition absolument nécessaire pour éviter le développement d’affrontements de plus en plus violents entre les différentes parties de la planète (1).
Partant de cette conviction de l’importance de la construction de la paix comme un des enjeux majeurs du XXIème siècle, il s’agit pour la Fondation, comme elle l’a fait sur d’autres thèmes, de favoriser l’émergence d’alliances susceptibles de soutenir ce projet, d’y participer, de le construire et de l’investir.
A ce titre, les orientations de la FPH mettent notamment l’accent sur l’importance des méthodes. Les méthodes de construction de la paix ne sont pas celles de conduite de la guerre. La construction de stratégies de paix appelle des méthodologies adéquates de dialogue, pour déconstruire l’image de l’ennemi et dégager des stratégies de paix inévitablement complexes car relevant de plusieurs dimensions à la fois. En effet, l’Art de la Paix est un art de la gestion de la complexité : la capacité à résoudre des dilemmes et à construire des compromis.
Le soutien méthodologique de la Fondation porte ainsi sur deux volets :
La création, au service de l’alliance de faiseurs de paix, d’un site web de ressources sur la paix dont le premier prototype réalisé est < irenees.net>.
L’appui à de futurs ateliers de paix.
Notes :
(1) Pierre Calame, « L’implication de la Fondation Charles Léopold Mayer en faveur de la construction de la paix entre 2033 et 2010 », Fiche Bip 2625, octobre 2004.