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Un monde en paix du Général Jean Cot

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Aux Éditions Charles Léopold Mayer (ECLM)

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Fiche de défi

, Paris, septembre 2013

Sortir de la violence par le conflit

La méthode de la « thérapie sociale » de Charles Rojzman.

Mots clefs : Représentations mentales et paix | Connaissance de l’histoire de l’autre | Elaborer des méthodes et des ressources pour la paix | Espaces de partage et de transfert d’expériences pour la paix

Charles Rojzman est psychosociologue, enseignant dans plusieurs universités en France et à l’étranger. Il a développé une méthode transdisciplinaire de « thérapie sociale » qui consiste à aider les gens qui ont un problème collectif à résoudre, à se rencontrer et à travailler ensemble à un projet collectif. Il intervient dans de nombreux pays autour des questions de violence et de démocratie.

Pour lui, nous sommes dans un monde où le conflit est nécessaire, car nous vivons ensemble avec nos différences. Tous n’ont pas les mêmes pouvoirs, les mêmes normes, les mêmes valeurs…. Le conflit est donc inévitable, incontournable et indispensable mais la question qui se pose est de savoir comment être en conflit sans violence.

La violence, dit-il, est, toujours, l’expression d’un besoin de sortir de l’impuissance, et/ou la traduction d’un sentiment de persécution. L’enjeu est de parvenir à sortir du cercle vicieux de la violence pour rentrer dans celui, vertueux, de la coopération. La coopération n’exclut pas les rapports de forces et elle ne fait pas disparaître les conflits, mais elle exclut la violence. Nous sommes dans la coopération à partir du moment où l’on cesse de diaboliser l’autre, et de le voir comme source unique de nos problèmes. « Martin Luther King et Gandhi savaient que le combat était nécessaire, mais ils combattaient des adversaires, non des monstres », c’est toute la différence entre le conflit et la violence.

Il faut donc un certain degré de confiance pour pouvoir rentrer en conflit avec l’autre, et coopérer dans ce conflit. Communiquer, mettre des mots sur ce que l’on ressent, sur nos souffrances, nos frustrations, nos blessures, nos peurs, nos faiblesses. De ces échanges naît un sentiment d’humanité partagé et de fraternité.

L’autre, n’est plus un monstre, il n’est plus entièrement mauvais, il est un être comme tous les autres, un adversaire avec lequel il est possible de se confronter et de sortir de l’impuissance.

Notes