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En librairie

Transformation de conflit, de Karine Gatelier, Claske Dijkema et Herrick Mouafo

Aux Éditions Charles Léopold Mayer (ECLM)

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Ali Babar Kenjah

Kenjah est un chercheur indépendant, intellectuel engagé qui travaille entre la Caraïbe et la France. Ses travaux portent, entre autres, sur la colonialité, notamment sur l’influence de la colonialité esclavagiste à Marseille. Il s’inscrit dans la lignée de Aimé Césaire, de Frantz Fanon et d’Edouard Glissant, qu’il appelle par ailleurs ses maitres penseurs. Il est lui-même, comme ces derniers, originaire de la Martinique, aux Antilles; de ces sociétés insulaires d’où émerge la mondialisation au XVIIème siècle, et qui nous permettent de penser autrement l’unité dans la diversité cuturelle. La géographie éclatée des îles ouvre sur une pensée archipélique (Glissant) qui est un réel antidote contre la pensée centripète de l’Etat-nation. Par ailleurs, Kenjah s’attache à forger un vocabulaire conceptuel adapté au partage des luttes décoloniales contemporaines, dans la mesure où leurs enjeux restent encore voilés pour beaucoup et leurs discours « contaminés » par la rhétorique pseudo humaniste de la pensée dominante. Par ailleurs, il a été un des animateurs des échanges de l’Université populaire de la Villeneuve sur le thème « Que reste-t-il du passé colonial ? ».

Fiches de l’auteur

  • Aimé Césaire pour une pensée anti-coloniale autonome et contre l’indépendance étatique des Antilles

    « Le problème du prolétariat et le problème colonial rendent l’Europe moralement et spirituellement indéfendable. »

  • Défann kòw. Une généalogie de l’autodéfense

    Une lecture de Elsa Dorlin, « Se défendre », une philosophie de la violence.

  • DOSSIER : PROPOSITIONS DE GLISSANT POUR [RE-] PENSER LE MONDE, Partie 1

    Kenjah s’inscrit dans la lignée de Aimé Césaire, de Frantz Fanon et d’Edouard Glissant, qu’il appelle par ailleurs ses maitres penseurs. Lui-même est né à Paris, de parents Martiniquais, et a grandi dans cette société insulaire si particulière au sein des Caraïbes, qui nous invite à repenser l’unité et la centralité à partir de la diversité de l’archipel. La géopolitique particulière des îles, éclatées dans l’océan, est un bon antidote contre la «pensée unique» de l’Etat-nation. Par ailleurs, Kenjah est motivé par l’enjeu d’inventer, de faire émerger (dans le sens où il existe déjà mais qu’il est couvert, peu connu et peu utilisé) le langage nouveau d’une réalité décoloniale qui s’impose sous nos yeux, convergence critique et radicale des «damnés de la terre»… Par ailleurs, il a été un des animateurs de l’Université populaire de la Villeneuve sur la question « Que reste-t-il du passé colonial ? Kenjah : Merci à vous de vous être déplacés. Merci déjà parce que c’est un moment auquel je me suis dédié. C’est un de ces moments où je vais parler d’une personne qui m’est très chère, qui m’est très proche. Et donc je ne le conçois pas du tout ni comme une épreuve, ni comme une conférence, c’est vraiment un moment d’intimité. Je vais vous parler de quelqu’un que j’aime beaucoup personnellement. Et qui a beaucoup compté pour nos pays, nos petits pays, les îles, les archipels. Et aussi pour ceux qui vivent des conditions d’exclusion, de migration, d’exil, d’errance, etc. Ce sont des conditions qu’Edouard Glissant a exploré. Je propose de l’explorer, lui, Edouard Glissant, avec moi ce soir. Je vais vous parler de Glissant à la manière dont je pense qu’il aimerait qu’on parle de lui. C’est-à-dire en tremblant. C’est quelqu’un qui aborde la question du savoir avec ce concept du tremblement, que je vais expliciter un peu plus. Je vais essayer une poétique, c’est-à-dire non pas une technique de discours, ni une expertise, ni quoi que se soit de cet ordre. Je vais essayer d’être vivant, d’être vrai… Et d’aborder des choses par des intuitions et des remontées de souvenir, de mots clefs, de situations clefs. Echange avec Kenjah Ali Babar Réalisé par Claske Dijkema et Morgane Cohen

  • DOSSIER : PROPOSITIONS DE GLISSANT POUR [RE-] PENSER LE MONDE, Partie 2

    Kenjah s’inscrit dans la lignée de Aimé Césaire, de Frantz Fanon et d’Edouard Glissant, qu’il appelle par ailleurs ses maitres penseurs. Lui-même est né à Paris, de parents Martiniquais, et a grandi dans cette société insulaire si particulière au sein des Caraïbes, qui nous invite à repenser l’unité et la centralité à partir de la diversité de l’archipel. La géopolitique particulière des îles, éclatées dans l’océan, est un bon antidote contre la «pensée unique» de l’Etat-nation. Par ailleurs, Kenjah est motivé par l’enjeu d’inventer, de faire émerger (dans le sens où il existe déjà mais qu’il est couvert, peu connu et peu utilisé) le langage nouveau d’une réalité décoloniale qui s’impose sous nos yeux, convergence critique et radicale des «damnés de la terre»… Par ailleurs, il a été un des animateurs de l’Université populaire de la Villeneuve sur la question « Que reste-t-il du passé colonial ? Kenjah : Merci à vous de vous être déplacés. Merci déjà parce que c’est un moment auquel je me suis dédié. C’est un de ces moments où je vais parler d’une personne qui m’est très chère, qui m’est très proche. Et donc je ne le conçois pas du tout ni comme une épreuve, ni comme une conférence, c’est vraiment un moment d’intimité. Je vais vous parler de quelqu’un que j’aime beaucoup personnellement. Et qui a beaucoup compté pour nos pays, nos petits pays, les îles, les archipels. Et aussi pour ceux qui vivent des conditions d’exclusion, de migration, d’exil, d’errance, etc. Ce sont des conditions qu’Edouard Glissant a exploré. Je propose de l’explorer, lui, Edouard Glissant, avec moi ce soir. Je vais vous parler de Glissant à la manière dont je pense qu’il aimerait qu’on parle de lui. C’est-à-dire en tremblant. C’est quelqu’un qui aborde la question du savoir avec ce concept du tremblement, que je vais expliciter un peu plus. Je vais essayer une poétique, c’est-à-dire non pas une technique de discours, ni une expertise, ni quoi que se soit de cet ordre. Je vais essayer d’être vivant, d’être vrai… Et d’aborder des choses par des intuitions et des remontées de souvenir, de mots clefs, de situations clefs.

  • Edouard Glissant : Des outils pour repenser l’identité

  • Frantz Fanon : Repenser les catégories raciales et le fonctionnement du racisme

    Ne pas s’enfermer dans les catégories « blancs et noirs »

  • Repenser le monde avec Césaire, Fanon et Glissant

    Des propositions qui ont une visée décoloniale.